Faune et Flore
Les 12 espèces vedettes de la vallée et de la Réserve Nationale d'Orlu.
Bien sûr il y a de nombreuses autres espèces, rendez vous sur la page « études scientifiques » pour découvrir et télécharger des données sur les espèces étudiées.
isard
Symbole des montagnes pyrénéennes, il s’agit d’un cousin très proche du chamois des alpes. On l’appelle la chèvre sauvage des montagnes.
Avec ses 2 cornes retournées aux extrémités, cet animal a des capacités physiques exceptionnelles : sabot taillé pour les milieux pentus et difficile, cœur très puissant pour courir en montagne, pelage changeant de couleur l’hiver et l’été pour s’adapter au climat.
la marmotte
Saviez vous qu’elle n’existait pas avant 1950 dans les Pyrénées? En effet, des scientifiques ont montré qu’elle avait disparu suite aux dernières périodes glaciaires. Partant du constant que cet animal est très important pour la chaîne alimentaire, ils l’ont réintroduites au milieu du 20ème siècle dans toutes les Pyrénées.
La vallée d’Orlu est une des premières réintroductions réussies. Hormis le fait que cet animal inspire la sympathie, c’est un modèle d’adaptation et de résistance au froid montagnard car la marmotte hiberne complètement d’octobre à avril en diminuant sa température et son rythme cardiaque. Comment survit-elle? En brulant les graisses accumulées lors de la belle saison. On dit « gras comme une marmotte! »
Le Grand tétras
Le plus gros oiseau des forêts d’altitude, il est surtout connu pour sa parade nuptiale identique à celle du paon, c’est-à-dire qu’il réalise une roue parfaite avec sa queue. C’est aussi un animal discret, farouche et difficile à observer.
Sa spécialité pour survivre est sa capacité à digérer les aiguilles de pin ou de sapin en période hivernale car au sol la neige l’empêche de se nourrir de végétaux ou de baies, son alimentation estivale. Son côté sauvage et inaccessible en font un symbole des montagnes ariégeoises.
Le Gypaète barbu
Le plus grand et le plus rare rapace d’Europe avec ses 2.95 m d’envergure. Il est présent dans nos vallées mais il a failli disparaitre, persécuté par l’homme pendant des décennies.
Or cette oiseau majestueux est aussi inoffensif qu’utile. Il se nourrit des cadavres d’animaux en montagne. Comme son cousin le vautour, il nettoie nos montagnes, non pas en mangeant la viande morte mais en se nourrissant des os. Oui des os. Et lorsqu’ils sont trop gros, il les lâche du ciel pour les casser sur des zones rocheuses. Ingénieux!
Le desman des Pyrénées
Le mammifère le moins connu d’Europe et pourtant il est présent dans nos rivières pyrénéennes. Nocturne et pratiquement aveugle, il sillonne les cours d’eau en se nourrissant des larves aquatiques sous les pierres.
En effet, il possède une trompe dotée de poils sensitifs qui lui permettent de se diriger. Animal, au physique incroyable, tout droit sortie d’un dessin animé, il passionne les scientifiques et nous indique souvent la bonne qualité de l’eau de nos rivières.
La loutre d’Europe
On ne croirait pas trouver de loutre dans des montagnes ? Et pourtant si ! Revenu dans nos cours d’eau depuis 15 ans, elle est présente un peu partout, se nourrissant de poissons et démontrant que nos rivières sont très poissonneuses.
Elle n’est surement pas une concurrente du pêcheur puisque qu’un couple occupe souvent entre 20 et 30 km de linéaire de rivière laissant à nos amis pêcheurs de nombreux poissons.
Le cincle plongeur
Un oiseau dans l’eau froide des rivières ? Ça existe ! Nous avons le très connu Martin Pêcheur au bleu éblouissant et nous avons également, le plus discret cincle plongeur dont la capacité à rester sous l’eau, nager à contrecourant et soulever les pierres est exceptionnelle pour un oiseau de cette taille.
Pas plus gros qu’un merle, il survole la rivière avec son plastron blanc et son battement d’ailes rapide. On l’observe très facilement dans nos rivières, alors assoyez-vous 2 minutes, écoutez le bruit de l’eau et observer la danse du cincle dans l’eau !
Le calotriton des Pyrénées
Il s’agit d’un cousin de la salamandre noire et jaune mais on ne le retrouve que dans les Pyrénées. Plus discret avec une couleur brun marron sur le dessus et orange sur le dessous, il est totalement inoffensif et se nourrit de larves aquatiques.
N’ayez pas peur de vous pencher au-dessus des ruisseaux et chercher cet animal méconnu et pourtant si caractéristique de la richesse de notre biodiversité pyrénéenne.
L’aigle royal
Et non ce n’est pas le plus grand des rapaces ! il ne mesure que 2.20 m d’envergure, bien loin derrière le gypaète barbu ou le vautour fauve. Par contre, c’est surement le plus grand chasseur! Un bec puissant, des serres aiguisées comme des couteaux, un vol nerveux et une vue 10 fois plus performante que celle d’un humain….nous avons là, le roi des rapaces.
Il peut capturer des marmottes (son régime alimentaire principal), des grand tétras, des oiseaux, des petits isards, et même des charognes quand il a très faim.
Souvent symbole de puissance des armées ou des dictateurs, l’aigle est avant tout un prédateur situé en haut de la chaîne alimentaire et assurant le bon équilibre de l’écosystème.
La droséra et la grassette
Les 2 seules plantes carnivores de France sont présentes l’une à côté de l’autre au coeur de la réserve d’Orlu.
Totalement inoffensive pour l’homme ces 2 plantes se nourrissent de petites insectes qu’elles capturent grâce à de la glue sur leur feuilles.
AESCHNE DES JONCS
L’Aeschne des joncs est une grande libellule discrète des tourbières et zones humides de montagne.
Avec ses yeux verts éclatants et son vol rapide, elle patrouille comme un véritable hélicoptère miniature !
Ses larves vivent plusieurs années dans l’eau avant de devenir adultes le temps d’un été.
Excellente chasseuse, elle capture moustiques et petits insectes en plein vol.
Espèce sensible à la qualité des milieux humides, elle est un précieux indicateur de la santé des tourbières.
Dans la Réserve nationale d'Orlu, un suivi scientifique est réalisé pour mieux connaître ses populations et préserver ses habitats.
Apollon
L’Apollon est l’un des plus majestueux papillons des montagnes pyrénéennes.
Avec ses grandes ailes blanches ornées de taches rouges, il ressemble à un petit flocon vivant au soleil !
Il aime les prairies fleuries et les pentes rocheuses où poussent les plantes nourricières de sa chenille.
Fragile et sensible au changement climatique, il dépend de milieux montagnards bien préservés.
Son vol lent permet parfois de l’observer tranquillement au détour d’un sentier.
Malgré son allure délicate, c’est un voyageur capable de parcourir de longues distances en montagne.
Chaque été, les adultes ne vivent que quelques semaines : juste le temps de se reproduire avant la fin de la belle saison.
Dans la Réserve nationale d'Orlu, un suivi national des papillons de jours permet de suivre l'évolution dans le temps et apprendre d'avantage sur ces espèces fragiles
